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Galerie d'art et d'objets d'art
          • Mathieu Le Gall
          • Photographie

          • Mathieu Le Gall

          • Mathieu Le Gall est photographe, il utilise pleinement les ressources technologiques du numérique. Depuis dix ans, il arpente les rues de Brest, il est probablement, parmi les jeunes photographes bretons, celui qui a le plus sublimé la Cité du Ponant. Tel un illusionniste il établit une convention tacite entre ses photographies et le spectateur qui projette ce dernier dans un monde onirique et paradoxal.

            Les photographies de Mathieu Le Gall sont exposées en permanence à la galerie. Il y est également possible de consulter le catalogue et de commander des tirages. Le site n'en propose qu'une infime partie.
      • Mathieu Le Gall est photographe, il pose sur Brest un regard différent, de sa passion de prime jeunesse pour le trompe l’œil et la prestidigitation il a gardé le plaisir de créer de l’illusion. Il utilise les ressources technologiques que procurent les boitiers numériques et leurs optiques sophistiquées ainsi que les logiciels de graphisme et de retouche. Non content d’avoir trouvé un style dans ses précédentes photographies en donnant une vision amplifiée et déformée de Brest, ville atypique comme la plupart des villes reconstruites de l’après-guerre, Mathieu Le Gall nous propose, cette fois, ses visions et ses hallucinations, il reconstruit la ville reconstruite.

        Brest demeure, pour l’instant, le terrain de prédilection de Mathieu Le Gall. Il nous invite à une balade dans et dessous la ville. La ville actuelle et ses symboles flottent au-dessus de la ville de demain dans quelques centaines ou dizaines d’année. Les brestois retrouveront les discrets symboles architecturaux et industriels qui servent de point d’ancrage au voyage dans ces nouveaux mondes.

        Reviennent les Pensées de Blaise Pascal « l’homme est infiniment éloigné de comprendre les extrêmes », coincé entre l'infiniment petit et l'infiniment grand, « incapable de voir […] l’infini où il est englouti ». Mais au fur et à mesure que l’on parcourt les images, on ressent la pensée de Philip K. Dick lors de la conférence de 1977 à Metz pour le Festival International de Science-Fiction, il y présentait une conférence intitulée “Si vous trouvez ce monde mauvais, vous devriez en voir quelques autres”, il y parlait de mondes parallèles, affirmant que la réalité dans laquelle nous vivons avait été reprogrammée.

        Serait-ce bien cela que veut nous dire Mathieu Le Gall ? Ou bien à l’instar de son autre père spirituel, René Magritte, ne serait-il qu’un poète des objets familiers ? Un adepte de la pensée image ?

        Magritte ne disait-il pas : « je veille, dans la mesure du possible, à ne faire que des peintures qui suscitent le mystère avec la précision et l’enchantement nécessaire à la vie des idées ». Mathieu Le Gall, fils spirituel du célèbre peintre belge, œuvrant avec les moyens de fabrication actuels, la retouche numérique et le montage tant décriés.

        Lorsque Mathieu Le Gall photographie la végétation, la nature prend une allure de jardin anglais éclatant dans une large gamme de verts, dans un ordonnancement un peu fou et très graphique. Les objets architecturaux et industriels sont découpés pour n’en garder que la valeur symbolique, ils deviennent autres, d’ailleurs ne le sont-ils pas dans d’autres mondes parallèles ? Mathieu plonge dans les dimensions, c’est la quatrième qui l’attire.

        La finesse des appareils numériques apporte une définition extrêmement précise aux paysages ”photographiés” par Mathieu Le Gall, une précision d’entomologiste. Les assemblages complexes rappellent les planches dessinées par les patients botanistes des XVIIIe et XIXe siècles. La nature comme les objets industriels, l’architecture ou les êtres humains prennent une autre dimension dans les œuvres de Mathieu Le Gall ou bien, tout simplement, n’appartiennent-ils pas à une autre dimension ? Ceux qui inspirent ce travail sont Philip K. Dick et René Magritte, Mathieu a quitté l’univers des films catastrophes américains à gros budget et cherche l’épure, à interroger et émouvoir dans la sérénité.

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